02.02.2021 – Résolution Christine Chevalley : Un peu d’espoir pour un retour à une normalité encadrée

Oui nous vivons une crise. Oui nous devons être solidaires, solides et nous devons tenir. C’est le discours que nous entendons depuis des mois et que nous appliquons. Mais il faut aussi permettre aux gens de respirer.

Les lieux de divertissements, de rencontre et culturels, comme les théâtres, les salles de concert, les cinémas, les restaurants, les bars, les musées et aussi les magasins non essentiels permettent, en temps normal cette respiration, cette décompression que chaque être humain a besoin pour se sentir équilibré et bien dans sa peau.

Alors oui, il faut être solidaire dans ce temps de crise sanitaire, oui il faut réduire nos contacts mais avouons-le, nous sommes las car cela fait des mois que cela dure. Cela fait des mois que par souci de collectivité, nous sommes tous devenus des individualistes en puissance. Tournés sur nous-même, sur notre propre image. La preuve : les demandes de chirurgie esthétique sont en plein essor à cause, entre autres, des visioconférences où nous sommes constamment confrontés à notre propre image.

Il nous manque l’ouverture aux autres, les réflexions que nous avons lorsque nous visitons des lieux culturels ou lorsque nous avons une discussion en visuel avec des amis.

Cette fermeture prolongée de ces divers lieux a eu, notamment, comme conséquence une multiplication des personnes en état de forte dépression.

Cette interdiction de se réunir, de se divertir, de se changer les idées en voyant des amis sans sentiment de culpabilité (m-a-t-il contaminée, l’ai-je contaminé ?) évolue parfois aussi vers des extrêmes inverses comme des soirées clandestines sans aucune mesure de protection ou encore des actes de colère pure comme la destruction de biens publics.

Alors oui, nous devons tenir et être solidaires mais il est temps de réfléchir à une réouverture de ces divers lieux et ceci dans un processus constructif et encadré et pour ce faire, je souhaite que les milieux concernés soient concertés et intégrés dans ce processus.

Ainsi, au nom du groupe les Libres, je vous invite à soutenir cette résolution afin que le futur soit plus radieux que notre présent et que nous puissions enfin ne plus vivre dans ce refrain : se lever, télétravailler, se coucher.